Théâtroslam avec Orcy

A partir de votre texte personnel, THEATROSLAM vous propose de l’exclamer de façon théâtrale. Pour cela, retrouvons nous tous les lundis de 19h30 à 22h30 à l’Art au Garage et ce, dès le 17 octobre 2011 afin de présenter en fin d’année scolaire (début juin) un spectacle époustouflant. Attention : cet atelier est réservé aux 10 premiers inscrits et un minimum de rigueur et de présence vous seront demandés si vous vous engagez.

Pour s’inscrire,par email universlam@gmail.com ou par SMS au 06.61.51.35.58

Les 10 premiers inscrits seront conviés à l’art au GArage le 17 octobre à 19h30.

  1. Ray Bardeuryr
  2. Dimitri
  3. Ysia M
  4. Bliff
  5. Alex
  6. Choco
  7. Jordy
  8. Valérie
  9. Nadia

Galerie G – l’art au garage
23 rue des Lilas, 75019 Paris
(au RDC de l’immeuble à l’angle de la rue Eugénie Cotton)
métro place des fêtes
ENTRÉE LIBRE

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La Nuit Venue Tous les Chagrins

La nuit venue tous les chagrins- guinchent, grincent des dents et grimacent sous les reflets destroy- des stroboscopes robotisés aux thèmes- peaux saccadées. Pris d’assaut pris de court et priant Dieu, les bœuf-carottes sur les toits épient et pistent d’indécentes cigognes ivrognes déboussolées. Sans s’méfier des méfaits d’l’obéissance servile aux faits frelatés à dessein par d’essaims d’frelons fripons et fainéants qui n’feignent même plus la retenue.

D’un rire laid ils rient au nez de ceux qu’ils nomment « macaques » ! Ils font l’pied d’grue en déconstruction et discutent désintégration en plein vol. Héron : pan ! Héron : pan ! Petits chenapans !

 Oui. Mais voilà. On n’badine pas avec la Jungle. Dura Lex, Sed Lex ; c’est tragique, mais c’est comme ça. Derrière le béton d’nos habitudes se dissimule l’opossum des possibles, se tournant paisiblement les pouces opposés.

Alors où sont-ils donc passés nos maraîchers ? Sydney Bechet, Samuel Becket et Bertold Brecht ? De nouveaux fous gèrent nos jardins secrets, nos rêves de dragons, nos ragondins taquins ! Nos forêts désordonnées ils les tronçonnent sans vergogne ! Et font de l’élevage de culture en batteries de missels et de missiles !

Comme on respire le parfum des dernières orchidées. Comme on écoute le souffle de l’eau qui dort, allongé entre deux rêves… Comme on s’enivre d’effluves ensorcelantes qui émanent de leurs marmites d’alchimistes.

Une nuit de réveillon sans Lune au sein d’un conte d’Apothicaire, les baobabs ont bu la tasse jusqu’à l’Hallali ! Entre le bitume, les buildings et les vieilles pierres peroxydées par le ballet des bagnoles, ne coulent plus dans leurs veines que de la gnôle et du charbon. Des charabias alambiqués allant ti-lope ti-lope … Des chars à bœufs transformés en queue d’poissons à bras raccourcis ! Abracadabrantesque ! Une Chimère aphone, asphyxiée par le trop-plein des forges de Vulcain qui dégorgent leurs poisons dans les racines meurtries de nos tribus…

Ici ou là s’y agitent encore quelques bonobos et autres nababs de la brume. Mais ce n’sont que de vains penseurs qui s’improvisent devins. Qui essaient d’imposer leur carrure, leur carcasse, leur carrière, et leurs carcans. Et qui ne récoltent de la masse que des casseroles d’éclairs semées. Des escrocs, des charlatans ! De lourds mastodontes au temps compté gesticulant à longueur de journée, ils se croient fauves ! Ils se croient forts ! Ils se fourvoient et s’la racontent. Des charognards, aux rires forcés dès lors qu’ils se retrouvent, affamés ! Des perroquets pérorant et de faux prophètes acquittés qui s’invectivent toujours autant aux premiers rangs, rivalisant de couleuvres et de coup-bas, d’avanies et de cigares !

Tandis que les loups salivent la vache folle elle, picole quand son veau dort et s’fait tailler une pipe ! Et les gastéropodes aux Bermudes trouvent encore le culot de s’faire tailler un short, tout en soignant leur embonpoint d’croissance ! Ils se contre-foutent bien que les feuilles mortes prennent la fuite, emportées par les courants d’air circulant à contre-sens entre portes et fenêtres coulissantes et condamnées aux lance-pierres, aux lance-flammes, au karcher !

Les Huns, comme les autres ont cru sur leur passage de la jungle et du passé avoir fait table rase ? Là encore, ils s’égarent. Des hippopotames hypothétiquement à la disette et mal-éduqués ont cet été entamé une ligne de basse, reconductible. Une grève de la médiocrité qui patiente et prend forme dans la pénombre des souterrains où grouillent et grondent les fourmis que nous sommes devenues.

… Désenchanté, le monde ? Il n’y aurait donc plus de Magie au cœur des ténèbres de nos jungles urbaines ? Celles-ci n’auront pourtant jamais autant été en chantier ! Écoutez-la, sa Musique ; écoutez-la bien ! Sous les fondations fragiles des tamanoirs baroques des grands-ducs et barons boursiffleurs de verres en bon courtisans de Miracles : la Terre… tremble.

Le Bon Slamaritain

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“le slam au Gast on l’agrafe” mercredi 26 octobre à 20h30

“le slam au Gast on l’agrafe “
au GAST rhumerie
mercredi 26 octobre
MC: King Bobo
slam de poésie, le quatrième mercredi du mois
20h30 à 23h30
Entrée libre
1 vers dit = 1 verre offert
Le Gast 5, rue Crespin du Gast, 75011 Paris
M° Ménilmontant (ligne 2)
HAPPY-HOUR toute la nuit, pinte à 3€ et cocktails à 4€
http://www.myspace.com/legast

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D’où que tu slam

D’où que tu slam

Scène ouverte de poésie proposée par Universlam, d'ou que tu slam
animée par Reno Simo et Yann Thomas.
Partage et amour, textes et humour ^_^
Métro Ménilmontant

“D’où que tu slam” au Café de Paris
Le 2e mercredi de chaque mois
MC:Reno Simo, yann Thomas
scène ouverte de poésie 20h30 à 23h30
Entrée libre, on peut diner sur place.
Café de Paris 158, rue Oberkampf 75011 Paris
M° menilmontant (ligne 2)
Tel. 01.43.57.34.67

D’où que tu slam: http://www.facebook.com/event.php?eid=138287966265768

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Liberté chérie j’écris ton nom slam poésie par King Bobo

Liberté chérie j’écris ton nom

Ecoutez ce vent de liberté qui souffle dans toutes les langues

La jeunesse tunisienne s’exprime sur les murs

Avec des slogans tracés à la peinture

Liberté, liberté, liberté

La jeunesse égyptienne grave sur les sépultures

Des hiéroglyphes modernes inscrits pour le futur

La jeunesse syrienne ne voit que des balles perdues

Qui ricochent un peu partout et qui tracent sur les murs

Les poètes libyens de Benghazi murmurent

Des poèmes satiriques comme des caricatures

Pour les poètes libyens de Tripoli, ce sera un peu plus dur

D’exprimer leur opinion face à la dictature

 

Liberté chérie j’écris ton nom

 

Les poètes urbains gribouillent sur les murs

Des graffitis coquins en dessous d’la ceinture

Je vous salue Marie

Je vous salie ma rue

Les philanthropies de l’ouvrier charpentier

Les tripes en folie de l’ouvrier partant chier

Les slameurs parisiens inscrivent sur les murs

Des poèmes rabelaisiens gargantuesquement purs

Les slameurs parisiens calculent à chaque mesure

Des poèmes cartésiens scientifiquement surs

Les slameurs parisiens  battent sur la mesure

Des poèmes africains contant leur aventure

Les slameurs parisiens, écrivains par nature

Recherchent artistiquement la merveilleuse césure

Les slameurs parisiens tracent dans la nature

Des poèmes sibyllins qui parlent du monde obscur

Les slameurs parisiens ondulent sur l’eau pure

Habillés en marins Fluctuât nec mergitur

Les slameurs parisiens se gavent de culture

La tête dans les bouquins à l’heure du clair-obscur

Mais la culture c’est comme la confiture
Moins tu en as, plus tu l’étale

Les slameurs parisiens se taisent sous la torture

Derrière des vitres sans teint à la Kommandantur

 

Liberté chérie j’écris ton nom

 

Les slameurs parisiens s’affichent pour écrire

Partageant leur passion dans la joie et le rire

Les slameurs parisiens après une bonne biture

Proposent dans les prisons des leçons d’écriture

 

Les slameurs parisiens se cachent pour écrire

Une plume dans la main, une muse qui les inspirent

Les slameurs parisiens se cachent pour mourir

Et lâchent encore un slam dans leur dernier soupir

C’est leur unique destin Parler et s’évanouir

 

Liberté chérie j’écris ton nom

 

La parole s’envole quand l’écriture perdure

Comme une trace du passé Dans les enluminures

Ce n’est pas une idée folle et ce n’est pas trop dur

De réunir ses feuilles dans un livre d’azur

Et de transmettre un recueil aux enfants du futur

 

Liberté chérie j’écris ton nom

Dans l’opinion des gens c’est là mon triste sort

J’en vois déjà certains qui veulent me voir dehors

J’attends des applaudissements, j’entends un silence de mort

Voilà j’ai fait mon temps de trois minutes, je sors.

 

King Bobo

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